Bienvenue sur les sites du Groupe nice-matin
ACTUALITÉS
 
 
 
   




DOSSIERS
 
   
 
Pub Village
Mardi 11 Juin 2002  12:00
Vous êtes ici : Actualités nicematin.fr > Sports

L'A.S. Cannes sanctionne ses jeunes joueurs violents

Auteurs d'une véritable agression contre un sapeur-pompier cannois dimanche après-midi dans le couloir du stade Pierre-de-Coubertin, les jeunes et leur entraineur qui a pourtant tenté d'éviter le pire, ont été exclus
Imprimer l'article.  Envoyer.
Ce fut en réalité la victoire de la honte. Dimanche en fin d'après-midi, les joueurs de 15 ans de l'AS Cannes, évoluant dans leur Championnat de France, viennent de battre Muret (1-0) mais, le succès est inutile. Dominés (2-0) au match aller, ils ne disputeront pas le futur championnat de France des 16 ans qui sera organisé la saison prochaine par la Fédération française de football.

En regagnant leur vestiaire, les Cannois sont passablement surexcités. Ils s'en prennent à un point feu se trouvant dans le couloir du stade Pierre de Coubertin, certains tapent violemment contre la porte de leur vestiaire. Un pompier cannois, Jean-Marc Toubouriech, se trouvant devant eux, leur demande de se calmer. C'en est trop pour le groupe de l'entraineur Jean-Jacques Asso : les gamins se jettent sur lui, l'homme tombe. Il se relèvera sérieusement blessé au visage et à la hanche.

Aujourd'hui, Cannes et son centre de formation connu et respecté dans l'Europe entière - c'est ici en effet que furent notamment formés Zinédine Zidane, Patrick Vieira et Johan Micoud - sont rouges de honte, de colère aussi. Et les sanctions, l'exclusion de l'équipe et de son entraineur, n'ont pas tardé à tomber.

Bernard Brochand : « Prendre les sanctions les plus fermes... »

Hier, Bernard Brochand, le député maire de la ville, ne cachait pas sa colère en affirmant notamment : « Rien ne saurait expliquer, qualifier ou même justifier les actes de violence auxquels se sont livrés les jeunes stagiaires du centre de formation. J'appelle donc, dès à présent, les responsables et les dirigeants du centre à prendre les sanctions les plus vigoureuses et les plus fermes pour réprimer ces actes de violences inadmissibles... »

Il faut préciser que ce triste épisode de sport violence a ému les plus hautes instances de l'Etat. Dans la matinée d'hier, Jean-François Lamour - le tout nouveau ministre des Sports - a également exigé auprès de la Direction départementale, un rapport détaillé sur ces « incidents de couloirs ». Emotion partagée d'ailleurs par Nicolas Sarkosy, le ministre de l'Intérieur qui aurait, en effet, selon certaines indiscrétions, accompli une démarche semblable en direction d'autres services.

Cannes montrée du doigt, n'a pas mis longtemps à réagir et à condamner.

En milieu d'après-midi, le club présidé depuis peu de temps par Marcel Salerno annonçait dans un communiqué - après avoir présenté ses excuses « les plus sincères au pompier durement atteint dans sa chair... » - « l'exclusion définitive et immédiate du club de tous les joueurs qui formaient l'équipe des 15 ans en ce dimanche après-midi et de leur encadrement ».

Michel Dussuyer, le directeur du centre, cachait difficilement sa colère face à un tel acte : « La réaction des joueurs a été hors norme, elle n'est ni excusable, ni explicable. Je suis abasourdi devant un tel comportement » affirmait le dirigeant cannois.

Le rapport accablant du délégué de la rencontre

Cela dit, reste à évoquer les sanctions sportives qui seront, dans les heures qui viennent, prononcées par la commission de discipline de la fédération française de football. Hier, Roger Attali, délégué désigné par les instances fédérales pour « surveiller » ce Cannes-Muret a faxé son rapport aux censeurs de la FFF. Ses mots sont précis, il affirme entre autres : « Déjà à la pause de cette rencontre, les deux entraineurs, les deux capitaines n'ont pas gardé leur sang-froid. M. Rainvile, l'arbitre a donc décidé d'expulser ces quatre personnes avant la reprise de la seconde mi-temps. La suite de mon rapport relate les faits et l'acharnement des joueurs cannois sur le pompier... »

Bref, le club cannois chargé de l'organisation de ce match risque une lourde sanction sportive : une longue suspension de ses installations par exemple, de ses joueurs et des responsables sans oublier les pénalités financières qui peuvent également être prononcées.

Quelles que soient les suites qui seront données à cette lamentable affaire, Cannes est aujourd'hui traumatisée par la faute d'une poignée d'irresponsables.

Hervé SOMNARD.

Hervé SOMNARD.

Mardi 11 Juin 2002

Les autres articles
Le grand défi !
Football - OGC Nice (D2) : la faillite, nous voilà !
Equitation-Jumping de VCannes : les rois de l'arène

haut de page

ÉDITOS
  • Une vie après les Bleus, par Jacques GANTIE
  • Mondial : l'effet retour ?, par J.-L. GOMBEAUD
  •  
     
       
    Election presidentielle
    Election législative

    SERVICES
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Archives (service payant)  
     
     
     
     
     
     
     
       
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
       
     

    Droits de reproduction et de diffusion réservés © Nice-Matin 2001. Usage strictement privé. L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance des règles de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions. Les crédits